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Avocat : 7 ans d’études pour 1 500€/mois en moyenne – le métier vaut-il encore le coup ?



Au 31 mai 2018, ce sont presque 69 000 avocats en fonction en France. Avec une croissance de 3 % en moyenne, le métier d’avocat attire toujours plus chaque année. La majorité exerce en province et plus de la moitié des avocats sont des femmes, 55 % plus précisément. À première vue, le bilan est séduisant, mais derrière ce coup de projecteur se cachent des réalités bien plus sombres. Paupérisation de la profession, burn-out, concurrence acharnée sont autant de points négatifs rapportés par des témoignages délivrés par de jeunes avocats.

Se mettre à son compte est-il la solution ?

Devant le nombre de jeunes diplômés à vouloir percer sur le marché du travail, les offres d’emploi se raréfient et certains statuts deviennent complètement bouchés comme celui de l’avocat salarié. Devenir collaborateur libéral est de plus en plus difficile et souffre de nombreuses accusations, notamment de salariat déguisé empêchant les jeunes avocats, pourtant indépendant, à ne pas pouvoir développer leur propre clientèle causée par une charge de travail toujours plus intense.

Face à cet encombrement, certains tentent leur chance en se mettant à leur compte. Sur ce terrain-là, il apparaît très nettement que maîtriser les rouages de la communication sur internet est devenu indispensable pour faire la différence.

Pour être visible sur le web, des plateformes existent. La plus connue et la plus réputée est sans conteste StarOfService qui met en relation des clients avec des professionnels. Ainsi, c’est une visibilité gratuite que cette plateforme, aux milliers d’utilisateurs, met à la disposition des professionnels. Un avocat à Bordeaux, et de n’importe quelle autre ville aurait tout intérêt à s’inscrire pour commencer à trouver ses premiers clients. Le monde s’ouvre au numérique, à l’internet, et passer à côté de ce marché est une grave erreur pour sa croissance. Il suffit de taper « meilleur avocat bordeaux » dans le moteur de recherche Google pour trouver ce site en première position devant les PagesJaunes.

Ainsi, comme pour bien d’autres domaines, la tendance à créer son activité pour pallier la pénurie d’emploi est plus que jamais d’actualité et les avocats n’y échappent pas. Seulement, ce Nouveau Monde impose à chacun d’activer tous les leviers à disposition pour faire sa place et asseoir sa réputation.

Des rémunérations faibles : des reconversions en masse

Le nombre d’avocats à tenter de s’insérer dans la vie active est trop élevé vis-à-vis de la demande actuelle du marché, ce qui provoque inévitablement un affaissement des salaires. Finalement, pour un travail hebdomadaire de 50 à 60 heures, les honoraires sont à peine plus élevés qu’un SMIC une fois les cotisations sociales et les impôts déduits. De quoi provoquer un véritable tollé auprès des professionnels du secteur.

En conséquence, cette profession tire son plus grand paradoxe dans sa capacité à susciter des vocations attirant chaque année de plus en plus d’étudiants, mais aussi en laissant sur le côté de jeunes avocats contraints de se reconvertir en tant que juriste à cause d’une rémunération insuffisante. C’est ce qu’on appelle le blues des jeunes avocats.

C’est ainsi que 30 % des avocats n’atteignent pas leur dixième année d’exercice. Un chiffre qui interroge le gouvernement en place, à tel point que des dispositions semblent être à l’étude pour enrayer ce fléau.


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Auteur : Julie


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