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    Bonjour, Concernant la problématique posée par Marie D suivant: << ——————————————————————— Bonsoir à tous Je ne vois pas en quoi le modèle classique ou le modèle IS-LM sont adaptés à nos sociétés modernes, puisqu'il n'est nullement fait mention du rôle des banques. Premièrement dans le modèle classique sur le marché des capitaux, l'offre de capital (épargne) s'égalise à l'équilibre à la demande de capital grâce à la flexibilité du taux d'intérêt. Mais dans nos sociétés modernes l'offre de capital est bien supérieure à l'épargne, les banques créent la monnaie. De même dans le modèle IS-LM il n'est pas fait mention des prêt bancaire. Y (revenu national) = C (consommation) + S (épargne) + T(taxes) Z (Demande) = C (consommation) + I (investissement) + D (dépenses publiques) Donc à l'équilibre si Y = Z on a S = I ce qui ne décrit pas nos sociétés contemporaines. Pourriez vous me dire, si je suis dans l'erreur, ou si il existe des modélisations économiques de nos économies contemporaines ? En vous remerciant par avance ———————————————————————————— >> Le modèle classique a été avancé par l’école économique néoclassique. Dans ce modèle, la monnaie est créée par l’autorité monétaire. Elle est constante. Les banques ne créent pas de monnaie et ne sont qu’intermédiaires entre les investisseurs et les épargnants qui prêtent de l’argent. A propos de la création de monnaie, la création de monnaie existe depuis qu’on utilisait des objets rares puis des métaux précieux. Il existe aujourd’hui deux écoles de création de monnaie: La première crée la monnaie de manière exogène par rapport à l’économie réelle. La banque centrale contrôle la quantité de monnaie à travers la monnaie banque centrale et les réserves de banques. La deuxième école crée la monnaie à l’initiative des agents économiques. La création de monnaie dépende de la demande. Le modèle classique adopte la première école. L’école néoclassique dit que l’épargne se caractérise par le sacrifice de consommation immédiate pour constituer un meilleur revenu futur. Le montant de l’épargne que chaque individu consacre dépendra de son estimation du revenu futur et du taux d’intérêt. La demande de monnaie (I) est fonction décroissante du taux d’intérêt et l’offre de monnaie (S) est fonction croissante de ce taux. Quand ces deux fonctions se rencontrent (S=I) alors le marché se trouve dans une situation d’équilibre dit « optimum de Pareto ». A cet équilibre, l’investisseur et le prêteur sont gagnants au maximum, au taux fixé à ce niveau. Ils ne peuvent pas gagner plus (montant et taux) dans une situation autre qu’à équilibre S=I. Si le taux est plus haut, il y a moins de demande. Si le taux est plus bas, il y a moins d’offre. Le modèle IS-LM traduit les pensées économiques de Keynes sous forme néoclassique. Le modèle est donc présenté sous forme de système d’équations mathématiques. Le premier modèle a été proposé par les économistes Hick et Hansen pour un circuit économique fermé (pas de relations commerciales avec les pays étrangers) puis les économistes Mundell et Fleming ont complété ce modèle pour une économie ouverte. Dans une économie ouverte, on tient compte des échanges commerciaux, des mouvements des capitaux, des taux d’intérêt et taux de changes. Il y a en tout 5 modèles IS-LM: 1 - IS-LM dans une économie fermée, 2 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux, sans mouvements de capitaux sous le régime de change fixe, 3 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux, sans mouvements de capitaux sous le régime de change flottant, 4 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux et mouvements de capitaux sous le régime de change fixe, 5 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux et mouvements de capitaux sous le régime de change flottant. Les modèles économiques n’utilisent que des variables qui sont des indicateurs macroéconomique globaux (demande, offre, consommation, travail, masse monétaire, taux d’intérêt, taux de change, etc) et étudie les relations entre eux. Dans Les modèles IS-LM, les dépenses publiques et la monnaie, par une politique monétaire de la banque centrale, jouent un rôle très important pour la croissance économique. Ci-dessous le modèle IS-LM dans une économie fermée (modèle de base, le plus simple): Contrairement à l’école classique, Keynes préconise que la demande est la source de la croissance. L’école classique avance l’idée que l’offre crée la demande, exemple la théorie des débouchés de Jean-Baptiste Say. Le revenu national Y est composé de C (= consommation des ménages + achats des logements + investissements des entreprises) et le budget de l’Etat G. l’équation s’écrit comme suit: Y = C + G (1) Keynes dit que les ménages et les entreprises utilisent leurs revenus pour consommer et l’excédent du revenu servira à l’épargne. La consommation est en fonction de la propension à consommer, paramètre c, et l’excédent du revenu, 1-c, constitue l’épargne. Si le revenu n’est pas assez, les agents peuvent demander des prêts aux banques et cette demande de monnaie est fonction décroissante du taux d’intérêt i. Ce que dit Keynes est exprimé par l’équation suivant: C = cY - fi (2) Ici, c et f sont des paramètres, i est la variable du taux d’intérêt. Le signe - devant fi pour exprimer la propriété décroissante du taux d’intérêt par rapport à Y. En remplaçant C de l’équation (1) par cY - fi de l’équation 2, on obtient l’équation IS suivant: Y = (G - fi)/(1-c) (IS) A travers cette équation, Keynes nous dit que le revenu Y augmente avec les dépenses publiques G mais il est décroissant du taux d’intérêt i. une hausse du taux d’intérêt fait baisser la consommation donc revenu. Le rapport 1/1-c est le multiplicateur de Keynes. Selon Keynes, la consommation est une source de la croissance économique car elle génère un revenu qui est égal au montant des dépenses multiplié par le multiplicateur 1/1-c. Exemple, avec 100 euros de dépenses et si la propension à consommer c est égal à 0,8 du revenu (80% du revenu sont destinés à la consommation et 20% à l’épargne), alors cette consommation génèrera un revenu de 100/(1-0,8) = 500 euros. Plus que la consommation est grande et plus le revenu national augmente. Keynes dit qu’en cas de crise économique, le gouvernement est le seul consommateur capable de dépenser plus pour augmenter le revenu national. Keynes préconise donc de baisser les impôts et augmenter les dépenses publiques. Pour faire des transactions, les agents économiques ont besoins des encaisses. La demande de monnaie (L) sert à payer les transactions mais aussi pour la thésaurisation. Les encaisses (aY) servant à payer les transactions sont proportionnelles au revenu national et la thésaurisation (bi) est décroissante du taux d’intérêt. Tout ceci est exprimé par l’équation suivante: L = aY - bi (3) a et b sont des paramètres de l’équation. Cette demande de monnaie correspond à la masse monétaire L0 émise par la banque centrale. Pour simplifier, on suppose ici que le multiplicateur de crédit est égal à 1. L’équation (3) devient alors: L0 = aY - bi qui donne l’équation LM suivante: i = aY - L0 / b (LM) Le taux d’intérêt est fonction croissante du revenu Y mais décroissant de la monnaie émise par la banque centrale. Quand le revenu Y augmente, les agents économiques ont besoins des encaisses pour payer les transactions, la demande de monnaie augmente qui faire monter le taux d’intérêt. Si la monnaie émise par la banque centrale L0 augmente sur le marché, alors l’offre de monnaie augmente qui fait baisser le taux d’intérêt et inversement. En combinant les équations IS et LM, on trouve la solution du modèle IS-LM qui est le suivant: Y = G + (f/b)L0 / 1-c + (fa/b) Le revenu national Y dépend du budget de l’état (G) et la masse monétaire L0. Quand le gouvernement fait une politique budgétaire expansive, il augmente la richesse nationale. Une politique monétaire de relance (L0) de la banque centrale augmente également le PIB. Le multiplicateur 1/ 1-c+(fa/b) est moins puissant que le multiplicateur 1/1-c plus haut. L’explication de Keynes c’est que l’élément fa/b est un « effet en retour par la monnaie » qui est un « effet d’éviction ». VVP



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