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Polynomiste

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  1. On nous parle de réduction des déficits, etc... Signe que les considérations macro percolent dans le débat politique... Mais comment expliquer que le débat sur les mécaniques (actuellement manquantes) sous-jacentes d'une quelconque union monétaire en soit à ce point absent? Comment expliquer que plutôt que de parler de sortie de la zone Euro, les politiques et les médias ne cherchent pas plutôt à éduquer les peuples sur les EXIGENCES que nous devrions avoir vis-à-vis de l'Allemagne ? J'ai une explication à proposer... Cadrons un peu les choses Bien qu'elles soient citées ici et là dans les médias (cependant sans insistance), les mécaniques sous-jacentes d'une union monétaire sont connues de tous depuis longtemps, et les énumérer ne fait de personne un fin technicien: Mutualisation de la dette : Le Fonds européen de stabilité financière (FESF) peut s'y apparenter, mais de loin seulement, car les conditions d'accès à ce dernier sont trop restrictives/politiques/incertaines. En tout cas, c'est ce que semblent glousser les marchés au regard des taux chargés, e.g. à la Grèce. Si le FESF était vraiment ce qu'il prétend être, les taux obligataires se seraient alignés dans l'eurozone, ou au moins auraient opéré une convergence. Il n'en est rien. Mise en place d'un budget fédéral (qui n'implique en rien un gouvernement fédéral; que les simplifications abusives et désinformantes cessent sur ce point !) afin de procéder à des transferts directs Tout cela pouvant s'assimiler à des manières plus ou moins directes (en termes de vitesses de convergences des niveaux de vie et/ou d'efficacité productive) de mettre en place la fameuse Union des transferts. Cette dernière permettrait d'assurer le réajustement des taux de changes réels dans chaque pays de la zone euro, dont le spread est actuellement maintenu béant par la structure d'indécision monétaire au sein de la zone euro. On connait le résultat: (i) une Europe du sud déficitaire qui s'enlise dans une montée (évocatrice d'un point de vue historique) du populisme et qui culpabilise vis-à-vis de son incapacité à produire "mieux"; (ii) une Europe du nord excédentaire qui refuse de payer pour les autres, mais à laquelle on n'oublie de mentionner qu'il s'agit (en grande partie même si probablement pas totalement) de l'argent des autres. De manière économiquement équivalente, une autre manière de procéder à cette "union de transferts", est une sortie de chaque pays de la zone euro. En effet, si d'un point de vue politique, la destruction de l'eurozone peut à juste titre être perçue comme radicalement opposée à une "union de transferts", économiquement il n'en est rien: le réajustement des taux de change réels par les voies nominales rééquilibrerait les balances commerciales et annulerait les déficits des uns et les excédents des autres, opérant de fait un lissage des revenus dans l'ex zone euro de manière strictement équivalente à un lissage effectué proactivement. En fait, le seul intérêt d'une union monétaire (correctement construite et terminée) est la possibilité de synergie offerte structurellement. In fine, en l'état actuel, l'Allemagne (and co) siphonne la solvabilité de ses voisins, opérant par là même un captage massif et sans précédent des richesses des autres pays de l'union. Étant donné que ce que je viens de dire est, en totale certitude, connu des décideurs Allemands, le maintien du spread des compétitivités par l'entremise monétaire ne peut se faire qu'à dessein. Ce maintient dans un "entre-deux" monétaire faisant clairement le jeu de la rente. Il est clair que quelque chose de grave se trame dans les plus hautes instances et qu'un scandale majeur est à venir. Rapidement espérons-le. Quoiqu'il en soit le risque systémique pour l'Allemagne s'épaissit à mesure que la situation perdure, qu'elle extériorise la source de ses recettes, précarise et affaiblit son marché intérieur, ainsi que celui de ses voisins. Voisins auxquels on impose des lois sur le travail, la contraction des dépenses, afin d'imiter l'Allemagne; un pays dont la majeure partie de sa capacité de production est héritée d'un régime économiquement administrateur...
  2. Je suis augustin henry,je suis en 4eme annee sc economique je suis fieres d etre la je vis en haiti

  3. Polynomiste

    les banques et le credit

    Cette question est excessivement technique. Mais attention, je n'implique pas par là même qu'elle est compliquée, plutôt qu'elle implique de nombreuses composantes qu'il s'agirait d'énumérer tranquillement. Le lien de BigMa est très bien à cet égard. Peut-être pourrais-je ajouter celui-ci : http://www.lafinancepourtous.com/Decryptages/Dossiers/Banque/La-banque-comment-ca-marche/Depots-credits-et-creation-monetaire Suite à la lecture de ces liens, vous aurez probablement des questions plus précises. Cela dit, le point le plus intéressant selon moi est relatif à cette fameuse création d'argent (en rappelant que la banque centrale, quant à elle, ne crée PAS d'argent, mais en émet). Cependant l'expression "création monétaire" est souvent trop rapidement employée. En omettant beaucoup d'aspects (charges d'intérêt VS rémunération du capital placé, etc...) et en grossissant le trait, je m'explique ***PAS DE CREATION MONETAIRE*** Si Mister Y dépose 100 à la banque, rien n'empêche celle-ci de se dire : "bon ouais euh... Mister Y va pas venir rechercher son fric d'ici un ptit bout de temps. Du coup on peut prêter ce fric à Mister X. Par contre, faut quand même s'assurer que son fric sera là si il veut revenir le prendre" -> Là il y a (juste) emploi de ressources, mais pas de création monétaire. Et la banque veut gérer le risque que Mister Y revienne chercher son fric et ne puisse pas car c'est Mister X qui l'a: c'est le risque de liquidité. Si je te prête mon vélo le temps que je ne l'utilise pas, j'ai pas créé un vélo, right ? Par contre si je veux mon vélo, je dois pouvoir en disposer dans l'immédiat (risque de liquidité), sauf si on a passé un contrat qui stipule que je n'ai pas le droit de venir reprendre mon vélo pendant un certains temps (dans ce cas il n'y aurait pas de risque de liquidité)... ***CREATION MONETAIRE*** Cette fois-ci le parallèle avec le vélo va être plus difficile à tenir ^^ ! Nous en sommes donc à Mister X qui a le fric de Mister Y (A ce stade, il n'y a pas de création monétaire). Le truc c'est que Mister X va déposer cet argent dans une banque (en fait la même que Mister Y). Du coup, la banque en question rajoute la valeur de ce dépôt dans ses comptes, et là oui il y a création A PARTIR DE RIEN d'argent. Car in fine, le montant de 100 est scripturalement considéré en valeur à deux reprises. En fait la création n'est que comptable certes ! Mais l'effet (multiplicateur) a quand même un impact réel sur l'économie ! Car (en caricaturant) : *Mister Y reste un individu solvable ! *Mister X monte son activité et génère du profit par effet levier (son profit est un pourcentage d'un investissement plus gros grâce à la dette) ! Pour maintenir l'analogie avec le vélo : Si je te prête mon vélo, et que ce vélo est immatriculé. Et que toi tu utilises ce vélo en l'immatriculant à nouveau, alors le services des immatriculations écrit 2 numéros d'immatriculations. Certes il n'y a qu'un vélo, mais sa considération scripturale est double (deux immatriculations). Du coup tu vas te balader tranquille avec le vélo et tu vas plus vite, pendant que moi je jouis de la reconnaissance psycho-sociale du fait que je possède un vélo, avec toutes les retombées directes et indirectes : "il est trop cool ce mec! ces T-shirts sont un peu pourris par contre ! etc..." Donc d'où vient l'argent qu'une banque prête ? Un peu des autres tant qu'ils n'en ont pas besoin ET un peu de nulle part lorsque l'argent dont ils n'ont pas besoin est doublement considéré dans les livres de compte ! J'invite quiconque à souligner et détailler dans ce que j'explique ce qui constituerait selon lui une simplification plus abusive et intenable que vulgarisante.
  4. Polynomiste

    Présentation

    Bonjour, Je suis docteur/chercheur en économie, et je fais tout mon possible pour ne pas tomber dans l'idéologie, mal qui ronge la discipline. Je resterai anonyme afin de m'exprimer librement.

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