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Fonctions et Formes de la Famille

La famille a trois fonctions : Fonction de procréation, Fonction affective et de protection, Fonction de socialisation (ensemble des mécanismes par lesquels les individus font l’apprentissage des rapports sociaux entre les hommes et assimilent les valeurs, les normes et les croyances d’une société.). Au cours de la socialisation, la famille inculque à l’enfant les conduites à tenir en différentes circonstances de la vie sociale, ce en quoi il faut croire ou ne pas croire, ce qui est beau ou laid, estimable ou pas. Cette socialisation s’accompagne de sanctions négatives(punitions) ou positives(récompenses).

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La famille conserve une grande importance dans la reproduction sociale. Certes, le temps n’est plus où la transmission d’un patrimoine économique(terre, entreprise), permettait à nombre de familles de déterminer le destin social de leurs enfants. Dans une société où le salariat domine et où le diplôme règne, la famille a une influence moins forte et moins directe sur le devenir de ses descendants. Désormais, la famille doit compter avec l’école, devenue une institution centrale des sociétés modernes.

Elle a aussi deux autres fonctions :

Fonction économique de production et de consommation et Fonction de gestion et de transmission du patrimoine (Le patrimoine recouvre, selon la définition du sociologue français Pierre Bourdieu : le capital culturel : la culture, les goûts, le style de vie, le capital économique : habitation, meubles, terres, titres, le capital social : le nom de famille tout d’abord, celui du père ; les relations de la famille et le capital symbolique : la réputation, la notoriété.)

Selon Pierre Bourdieu, le capital « culturel, économique, social et symbolique » diffère selon les individus et sa transmission détermine une “ inégalité des chances ” entre les membres du groupe social.

Depuis la révolution industrielle, du fait de la diminution de la paysannerie et des transformations économiques, la famille nucléaire a fini par s’imposer comme type dominant de structure familiale. Les valeurs se sont transformées, l’individualisme s’est développé. C’est la recherche du bonheur, plus que la survie du groupe(à la base de la constitution du groupe familial d’autrefois) qui est devenue la valeur essentielle.

80% des couples se marient toujours.

Cependant depuis le début des années 1970, on a assisté à une baisse significative du nombre des mariages puisque le nombre de mariages a quasiment été divisé par deux. Plusieurs raisons expliquent cette évolution : la professionnalisation de la femme, la maîtrise de la fécondité, l’instabilité professionnelle, l’individualisme, la perte du sens religieux. Entre 1995 et 2003, on constate une relative stagnation du nombre de mariages en France : entre 250 et 300 000 par an.
Dans un contexte d’allongement des études, le mariage est plus tardif : les femmes se marient en moyenne à 28 ans(23 ans en 1980) et les hommes à 30(25 ans en 1980).

La cohabitation hors mariage :

Depuis les années 70, de plus en plus d’hommes et de femmes juridiquement célibataires ou divorcés vivent de fait avec un conjoint. La loi les a reconnus sous l’appellation de “ concubins ”. Cependant les personnes mariées continuaient de bénéficier d’avantages(notamment fiscaux) nettement plus importants que les personnes en concubinage.
Une nouvelle formule a alors été créée en 1999 pour adapter la loi à l’évolution des mœurs : le PACS.

Le PACS

Pacte civil de solidarité, instauré en 1999, confère un statut aux couples qui ne peuvent ou ne veulent se marier. Le PACS est enregistré au greffe du tribunal d’instance. Il ouvre un certain nombre de droits mais comporte aussi des obligations. A titre d’exemple en terme de droits ouverts : deux personnes ayant conclu un PACS font l’objet d’une imposition commune; autre avantage : le PACS permet au partenaire qui ne peut être assuré social de bénéficier de la sécurité sociale de l’autre personne.

S’agissant des obligations, il est prévu que les partenaires s’apportent notamment une aide mutuelle et matérielle. Par ailleurs, ils sont tenus solidairement des dettes contractées par l’un ou par l’autre(chacun est tenu de rembourser les dettes de l’autre). Depuis sa création(en 1999) et jusqu’en 2004, on que le nombre annuel de PACS a fortement progressé : il a été multiplié par plus de 6 pour atteindre 39 000 PACS.

Le divorce :

Depuis le début des années 1970, Le taux de divorce est passé de moins de 4 divorces pour 1 000 couples mariés à la fin des années 60 à près de 10/1 000 au milieu des années 1990. Depuis, les choses semblent se stabiliser. En 2002, la proportion est de 9,3/1 000.

La famille monoparentale :

Il s’agit en général d’une femme seule avec des enfants(pratiquement 90% des familles monoparentales). Les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses du fait de l’augmentation des divorces : 1 552 000 en 1990, 1 757 000 en 2000.

La famille recomposée :

Les familles recomposées sont constituées des éléments de familles éclatées à la suite d’un divorce. 85% des enfants de divorcés connaissent l’expérience d’une nouvelle union de leur père et/ou de leur mère. Un réseau complexe de parenté se met alors le plus souvent en place. Les nouveaux liens ne se substituent pas aux anciens qui évoluent mais sont la plupart du temps maintenus. C’est une nouvelle forme de “ famille étendue ” dite aussi “ élargie ”.


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Auteur : Ecossimo


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