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Assurance vie en gestion pilotée : les fintech innovent !

par | Assurance

Il y a encore quelques années, les épargnants individuels souhaitant déléguer la gestion de leur épargne avaient l’habitude de se tourner vers leur banque (généralement l’établissement où ils détiennent leur compte courant) ou un conseiller en gestion de patrimoine pour les plus aisés.

Ils peuvent désormais compter sur de nouveaux acteurs. Des fintech de type Robo-advisor s’appuient sur des algorithmes pour proposer des services de gestion pilotée de l’épargne. Leurs services n’innovent pas seulement dans l’expérience utilisateur (le client peut gérer son épargne à 100 % en ligne) mais également dans les stratégies d’allocation mises en œuvre par les gérants pour allouer l’épargne des clients et offrir des performances optimales. On vous explique tout dans cet article.

À qui s’adresse la gestion pilotée ?

Les épargnants souhaitant investir sur le long terme, que ce soit pour préparer sa retraite ou simplement valoriser son patrimoine, ont intérêt à diversifier leur épargne sur des placements dynamiques tels que des fonds d’investissement diversifiés. Idéalement, ces fonds doivent être logés au sein d’un contrat d’assurance vie (voir quelle est la meilleure assurance vie) ou d’un plan d’épargne retraite, afin d’optimiser la fiscalité des gains.

Mais il existe des milliers de supports d’investissement et beaucoup d’épargnants peinent à s’y retrouver. C’est là qu’intervient la gestion pilotée : l’épargnant peut prendre la décision de déléguer la gestion de son capital auprès d’un professionnel. Le gestionnaire obtient alors un mandat pour gérer le capital investi sur une assurance vie ou tout autre dispositif d’épargne (plan d’épargne retraite, plan d’épargne en actions, compte-titres, etc.)

Les spécificités des fintech

Ces dernières années, plusieurs fintech françaises se sont lancées sur le marché de la gestion pilotée. En tête de peloton, on retrouve notamment Yomoni et Nalo. Leurs services se distinguent des gestions pilotées classiques sur plusieurs points : une gestion 100 % en ligne, un grand choix de profils, et une stratégie d’allocation reposant sur des fonds indiciels.

Lors de la mise en place d’une gestion pilotée, l’épargnant détermine son profil d’allocation. Ce profil dépend de son horizon d’investissement et de sa sensibilité au risque. Généralement, les acteurs traditionnels ne proposent que 3 profils, que l’on retrouve communément sous les dénominations “sécurisé, équilibré et dynamique”. Les fintech vont beaucoup plus loin en proposant une dizaine de profils, voire une centaine avec une ultra-personnalisation rendue possible par toute la data recueillie !

L’épargnant peut donc régler plus finement son profil et son niveau de risque. Les profils dynamiques comportent une part investie en actions plus importante. Si les perspectives de gains sont potentiellement plus fortes à long terme, elles s’accompagnent également d’une volatilité plus forte. Les meilleures gestions pilotées sont celles offrant le meilleur couple performance/volatilité.

La gestion indicielle des fintech versus la gestion traditionnelle humaine

Pour optimiser la performance de leurs gestions pilotées, beaucoup de fintech font le choix d’investir l’épargne sous gestion sur des fonds indiciels. Les fonds indiciels s’opposent aux fonds de gestion active, lesquels sont encore prévalents dans le monde de la gestion d’actifs.

Les fonds de gestion active investissent leurs encours sur la base de décisions d’investissement prises par des analystes financiers. Leurs analyses et les décisions d’investissement qui en découlent peuvent porter sur des critères micro-économiques (la santé des entreprises analysées) et/ou des critères macro-économiques (l’étude des perspectives économiques globales de tel ou tel pays ou secteur d’activité). Ces équipes d’analystes impliquent des frais de gestion importants pour le fonds, de l’ordre de 2 % par an. Malheureusement, ces frais élevés ne garantissent pas une surperformance des placements.

Face à ce constat, une autre stratégie s’impose de plus en plus : investir dans des fonds indiciels (alias trackers ou ETF) reproduisant la performance d’indices boursiers de référence. On trouve ainsi des fonds indiciels CAC 40 ou Nasdaq, rassemblant toutes les actions de l’indice et prenant en compte tout changement de la composition de l’indice automatiquement. En optant pour cette stratégie dite “passive”, les fonds réalisent d’importantes économies, les frais de gestion annuels tombent ainsi sous la barre des 0,50 %. Les fonds indiciels ont énormément gagné en popularité ces dernières années. Les fintech proposent désormais des gestion pilotées dont l’allocation repose sur des fonds indiciels. De cette façon, les frais globaux sont considérablement réduits pour l’épargnant, ce qui permet d’escompter des performances nettes de frais plus attractives que celles des gestionnaires traditionnels, grâce au remplacement des humains (et de leurs décisions émotives) par des robo-advisors et des fonds indiciels.

Les fintech viennent bousculer les acteurs traditionnels de la gestion pilotée avec des services complets et des offres très attractives. L’arrivée de ces nouveaux acteurs bénéficie pleinement aux épargnants. Dans un contexte économique où les actifs français sont de plus en plus incités à se constituer une épargne de précaution pour leurs vieux jours, notamment avec l’introduction fin 2019 du plan d’épargne retraite (PER), la gestion pilotée est une solution pertinente pour tous les épargnants n’ayant pas les capacités à gérer en direct leur placement.