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chanceachille

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  1. Bonjour a tous, La définition précise du PIB est: Somme des valeurs ajoutées créées par les secteur institutionnels résidents (toutes les entreprises) sur le territoires pendant un an. Somme à laquelle on ajoute les impôts sur la production et on déduit les subventions sur la production. Pour savoir répondre la question les stocks sont ils pris en compte il faut revenir à la définition de la valeur ajoutée: Valeur de la production - Consommations intermédiaires. Ainsi on prend en compte toute la production d'une entreprise et pas seulement son chiffre d'affaire (production vendue) donc les stocks sont compris dans le PIB. Ensuite pour éclaircir le lien entre les 3 définitions du PIB on peut expliquer cela comme suit: Somme des valeurs ajoutées pour l'optique production correspond à la somme des revenus distribués = oui car toute production entraine la distribution de revenu de même montant.Et la somme des valeurs ajoutées correspond également à la somme des demandes générales = oui car toute demande entraine une production de même montant. Néanmoins la PIB est un indicateur critiqué par les économistes depuis des années. C'est un indicateur quantitatif donc il agrègent toute le production comme on vient de le voir. Donc il prend en compte "positivement" de dépenses qu'on appelle défensives: par exemple si l'activité de dépollution suite à une marrée noire engendre une production de service de 500 000$ cela est ajouté au PIB... Par ailleurs il ne prend pas en compte les données qualitatives comme le bien être, ou encore des activité qui représentent une part non négligeable de richesse comme l'économie souterraine (travail au noir, trafique de drogues, prostitution...) et le travail domestique des ménages. Ainsi le PIB s'avère être un agrégat peu représentatif du niveau de développement d'un pays. Il a d'ailleurs été agrémenté d'autres indicateurs depuis 2015 grâce à la loi SAS: indicateurs d'inégalités, de qualité de vie et de développement durable, ainsi qu'une évaluation qualitative ou quantitative de l'impact des principales réformes engagées l'année précédente et l'année en cours et de celles envisagées pour l'année suivante.
  2. Une variation de stock n'est pas en soit un investissement. Si un stock varie positivement alors cela veut dire que la production augmente avec une demande inchangée ou alors que la demande diminue avec une production inchangée. Si il varie négativement cela veut simplement dire que la production stockée a été vendu en raison d'une hausse de la demande inattendue ou d'une baisse de la production. Dans la cas d'une variation de stock positive, un type d'investissement peut être mis en oeuvre. Par exemple si les capacités de production sont toutes utilisées alors un investissement de capacité est nécessaire pour accroitre la production et constitue un plus gros stock. Depuis Clark on appelle cela un investissement induit (par la demande).
  3. Bonjour, La pensée de Keynes est assez vaste mais néanmoins extrêmement dynamique (même dans l'économie contemporaine), quels sont les points flous pour vous? Keynes est surtout connu sa conception du chômage qui pour lui est involontaire contrairement à ce que pensait la l'école néo-classisque (courant dominant avant la publication de la théorie générale de Keynes). Il explique le chômage comme résultant d'un manque de confiance des entreprises dans l'avenir économique. Pour Keynes lorsque la consommation des ménages n'est pas suffisante pour assurer le niveau de plein-emploi, du fait d'une épargne trop élevée. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes à mesure que le revenu augmente la consommation des ménages augmente également mais moins que l'accroissement du revenu: par exemple le revenu passe de 1200 à 1500 euros par mois (+300 euros), la consommation n'augmentera que de 150 ou 200 euros selon la propension à consommer des ménages qui diminue à mesure que le revenu augmente. Cela est du à l'épargne qui augmente avec le revenu (paradoxe de la pauvreté au sein de l'abondance). C'est ainsi que Keynes stipule que le plein-emploi est plus facilement atteint dans des sociétés "pauvres" car dans ce type de société le revenu est quasiment entièrement consommé. Alors que dans les sociétés "riches" l'épargne constitue une fuite qui ne permet pas d'obtenir le plein-emploi. Dans ce cas Keynes pensent que c'est aux entreprises qu'il advient de compenser ce manque de consommation par plus d'investissement (la consommation et l'investissement constituant la demande globale). Pour cela les entreprises doivent être incitées à investir et cela s'effectue de 2 manières: Elles doivent avoir confiance en l'avenir et pour cela la demande effective (ou demande anticipée) doit être élevée, c'est-à-dire la demande qu'anticipent les entreprises. Et l'efficacité marginale du capital (taux de profit de l'investissement) doit être supérieur au taux d'intérêt de l'emprunt afin que l'investissement soit davantage rentable par rapport à la rémunération issue d'un placement. Ainsi pour que l'investissement soit attractif pour les entreprises Keynes préconisent une politique monétaire expansive liée à une baisse des taux d'intérêt du fait de l'augmentation de l'offre de monnaie par rapport à la demande de monnaie. Même si pour Keynes la monnaie peut être demandée pour elle même en raison de 3 motifs: transaction, précaution et spéculation, ce qui constitue ce qu'il nomme la préférence pour la liquidité, cette demande doit être inférieur à l'offre grâce à la politique monétaire expansive. Ainsi l'investissement des entreprises entrainera un effet multiplicateur énoncé pour la première fois par Khan en 1931: + investissement = + production = + emplois = + Revenus = + consommation = + production. Ainsi l'investissement des entreprises doit redonner une impulsion à la production afin que le plein-emploi soit atteint. De plus la baisse des taux d'intérêt n'est pas préjudiciable à l'épargne puisque pour Keynes l'épargne dépend du revenu qui dépend lui-même de l'emploi. Quand à la relance par le déficit public Keynes ne le cite qu'une fois dans sa Théorie générale, ainsi de nombreux économistes ou hommes politiques ont été plus keynésiens que Keynes... Bonjour, La pensée de Keynes est assez vaste mais néanmoins extrêmement dynamique (même dans l'économie contemporaine), quels sont les points flous pour vous? Keynes est surtout connu sa conception du chômage qui pour lui est involontaire contrairement à ce que pensait la l'école néo-classisque (courant dominant avant la publication de la théorie générale de Keynes). Il explique le chômage comme résultant d'un manque de confiance des entreprises dans l'avenir économique. Pour Keynes lorsque la consommation des ménages n'est pas suffisante pour assurer le niveau de plein-emploi, du fait d'une épargne trop élevée. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes à mesure que le revenu augmente la consommation des ménages augmente également mais moins que l'accroissement du revenu: par exemple le revenu passe de 1200 à 1500 euros par mois (+300 euros), la consommation n'augmentera que de 150 ou 200 euros selon la propension à consommer des ménages qui diminue à mesure que le revenu augmente. Cela est du à l'épargne qui augmente avec le revenu (paradoxe de la pauvreté au sein de l'abondance). C'est ainsi que Keynes stipule que le plein-emploi est plus facilement atteint dans des sociétés "pauvres" car dans ce type de société le revenu est quasiment entièrement consommé. Alors que dans les sociétés "riches" l'épargne constitue une fuite qui ne permet pas d'obtenir le plein-emploi. Dans ce cas Keynes pensent que c'est aux entreprises qu'il advient de compenser ce manque de consommation par plus d'investissement (la consommation et l'investissement constituant la demande globale). Pour cela les entreprises doivent être incitées à investir et cela s'effectue de 2 manières: Elles doivent avoir confiance en l'avenir et pour cela la demande effective (ou demande anticipée) doit être élevée, c'est-à-dire la demande qu'anticipent les entreprises. Et l'efficacité marginale du capital (taux de profit de l'investissement) doit être supérieur au taux d'intérêt de l'emprunt afin que l'investissement soit davantage rentable par rapport à la rémunération issue d'un placement. Ainsi pour que l'investissement soit attractif pour les entreprises Keynes préconisent une politique monétaire expansive liée à une baisse des taux d'intérêt du fait de l'augmentation de l'offre de monnaie par rapport à la demande de monnaie. Même si pour Keynes la monnaie peut être demandée pour elle même en raison de 3 motifs: transaction, précaution et spéculation, ce qui constitue ce qu'il nomme la préférence pour la liquidité, cette demande doit être inférieur à l'offre grâce à la politique monétaire expansive. Ainsi l'investissement des entreprises entrainera un effet multiplicateur énoncé pour la première fois par Khan en 1931: + investissement = + production = + emplois = + Revenus = + consommation = + production. Ainsi l'investissement des entreprises doit redonner une impulsion à la production afin que le plein-emploi soit atteint. De plus la baisse des taux d'intérêt n'est pas préjudiciable à l'épargne puisque pour Keynes l'épargne dépend du revenu qui dépend lui-même de l'emploi. Quand à la relance par le déficit public Keynes ne le cite qu'une fois dans sa Théorie générale, ainsi de nombreux économistes ou hommes politiques ont été plus keynésiens que Keynes...

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