Jump to content
Ecossimo

Rejoignez Ecossimo !

Vos cours d'économie offerts à l'inscription !

Rejoindre Ecossimo

vvp

Membres
  • Content Count

    6
  • Joined

  • Last visited

  • Days Won

    3
  1. Bonjour, Concernant la problématique posée par Marie D suivant: << ——————————————————————— Bonsoir à tous Je ne vois pas en quoi le modèle classique ou le modèle IS-LM sont adaptés à nos sociétés modernes, puisqu'il n'est nullement fait mention du rôle des banques. Premièrement dans le modèle classique sur le marché des capitaux, l'offre de capital (épargne) s'égalise à l'équilibre à la demande de capital grâce à la flexibilité du taux d'intérêt. Mais dans nos sociétés modernes l'offre de capital est bien supérieure à l'épargne, les banques créent la monnaie. De même dans le modèle IS-LM il n'est pas fait mention des prêt bancaire. Y (revenu national) = C (consommation) + S (épargne) + T(taxes) Z (Demande) = C (consommation) + I (investissement) + D (dépenses publiques) Donc à l'équilibre si Y = Z on a S = I ce qui ne décrit pas nos sociétés contemporaines. Pourriez vous me dire, si je suis dans l'erreur, ou si il existe des modélisations économiques de nos économies contemporaines ? En vous remerciant par avance ———————————————————————————— >> Le modèle classique a été avancé par l’école économique néoclassique. Dans ce modèle, la monnaie est créée par l’autorité monétaire. Elle est constante. Les banques ne créent pas de monnaie et ne sont qu’intermédiaires entre les investisseurs et les épargnants qui prêtent de l’argent. A propos de la création de monnaie, la création de monnaie existe depuis qu’on utilisait des objets rares puis des métaux précieux. Il existe aujourd’hui deux écoles de création de monnaie: La première crée la monnaie de manière exogène par rapport à l’économie réelle. La banque centrale contrôle la quantité de monnaie à travers la monnaie banque centrale et les réserves de banques. La deuxième école crée la monnaie à l’initiative des agents économiques. La création de monnaie dépende de la demande. Le modèle classique adopte la première école. L’école néoclassique dit que l’épargne se caractérise par le sacrifice de consommation immédiate pour constituer un meilleur revenu futur. Le montant de l’épargne que chaque individu consacre dépendra de son estimation du revenu futur et du taux d’intérêt. La demande de monnaie (I) est fonction décroissante du taux d’intérêt et l’offre de monnaie (S) est fonction croissante de ce taux. Quand ces deux fonctions se rencontrent (S=I) alors le marché se trouve dans une situation d’équilibre dit « optimum de Pareto ». A cet équilibre, l’investisseur et le prêteur sont gagnants au maximum, au taux fixé à ce niveau. Ils ne peuvent pas gagner plus (montant et taux) dans une situation autre qu’à équilibre S=I. Si le taux est plus haut, il y a moins de demande. Si le taux est plus bas, il y a moins d’offre. Le modèle IS-LM traduit les pensées économiques de Keynes sous forme néoclassique. Le modèle est donc présenté sous forme de système d’équations mathématiques. Le premier modèle a été proposé par les économistes Hick et Hansen pour un circuit économique fermé (pas de relations commerciales avec les pays étrangers) puis les économistes Mundell et Fleming ont complété ce modèle pour une économie ouverte. Dans une économie ouverte, on tient compte des échanges commerciaux, des mouvements des capitaux, des taux d’intérêt et taux de changes. Il y a en tout 5 modèles IS-LM: 1 - IS-LM dans une économie fermée, 2 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux, sans mouvements de capitaux sous le régime de change fixe, 3 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux, sans mouvements de capitaux sous le régime de change flottant, 4 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux et mouvements de capitaux sous le régime de change fixe, 5 - dans une économie ouverte avec échanges commerciaux et mouvements de capitaux sous le régime de change flottant. Les modèles économiques n’utilisent que des variables qui sont des indicateurs macroéconomique globaux (demande, offre, consommation, travail, masse monétaire, taux d’intérêt, taux de change, etc) et étudie les relations entre eux. Dans Les modèles IS-LM, les dépenses publiques et la monnaie, par une politique monétaire de la banque centrale, jouent un rôle très important pour la croissance économique. Ci-dessous le modèle IS-LM dans une économie fermée (modèle de base, le plus simple): Contrairement à l’école classique, Keynes préconise que la demande est la source de la croissance. L’école classique avance l’idée que l’offre crée la demande, exemple la théorie des débouchés de Jean-Baptiste Say. Le revenu national Y est composé de C (= consommation des ménages + achats des logements + investissements des entreprises) et le budget de l’Etat G. l’équation s’écrit comme suit: Y = C + G (1) Keynes dit que les ménages et les entreprises utilisent leurs revenus pour consommer et l’excédent du revenu servira à l’épargne. La consommation est en fonction de la propension à consommer, paramètre c, et l’excédent du revenu, 1-c, constitue l’épargne. Si le revenu n’est pas assez, les agents peuvent demander des prêts aux banques et cette demande de monnaie est fonction décroissante du taux d’intérêt i. Ce que dit Keynes est exprimé par l’équation suivant: C = cY - fi (2) Ici, c et f sont des paramètres, i est la variable du taux d’intérêt. Le signe - devant fi pour exprimer la propriété décroissante du taux d’intérêt par rapport à Y. En remplaçant C de l’équation (1) par cY - fi de l’équation 2, on obtient l’équation IS suivant: Y = (G - fi)/(1-c) (IS) A travers cette équation, Keynes nous dit que le revenu Y augmente avec les dépenses publiques G mais il est décroissant du taux d’intérêt i. une hausse du taux d’intérêt fait baisser la consommation donc revenu. Le rapport 1/1-c est le multiplicateur de Keynes. Selon Keynes, la consommation est une source de la croissance économique car elle génère un revenu qui est égal au montant des dépenses multiplié par le multiplicateur 1/1-c. Exemple, avec 100 euros de dépenses et si la propension à consommer c est égal à 0,8 du revenu (80% du revenu sont destinés à la consommation et 20% à l’épargne), alors cette consommation génèrera un revenu de 100/(1-0,8) = 500 euros. Plus que la consommation est grande et plus le revenu national augmente. Keynes dit qu’en cas de crise économique, le gouvernement est le seul consommateur capable de dépenser plus pour augmenter le revenu national. Keynes préconise donc de baisser les impôts et augmenter les dépenses publiques. Pour faire des transactions, les agents économiques ont besoins des encaisses. La demande de monnaie (L) sert à payer les transactions mais aussi pour la thésaurisation. Les encaisses (aY) servant à payer les transactions sont proportionnelles au revenu national et la thésaurisation (bi) est décroissante du taux d’intérêt. Tout ceci est exprimé par l’équation suivante: L = aY - bi (3) a et b sont des paramètres de l’équation. Cette demande de monnaie correspond à la masse monétaire L0 émise par la banque centrale. Pour simplifier, on suppose ici que le multiplicateur de crédit est égal à 1. L’équation (3) devient alors: L0 = aY - bi qui donne l’équation LM suivante: i = aY - L0 / b (LM) Le taux d’intérêt est fonction croissante du revenu Y mais décroissant de la monnaie émise par la banque centrale. Quand le revenu Y augmente, les agents économiques ont besoins des encaisses pour payer les transactions, la demande de monnaie augmente qui faire monter le taux d’intérêt. Si la monnaie émise par la banque centrale L0 augmente sur le marché, alors l’offre de monnaie augmente qui fait baisser le taux d’intérêt et inversement. En combinant les équations IS et LM, on trouve la solution du modèle IS-LM qui est le suivant: Y = G + (f/b)L0 / 1-c + (fa/b) Le revenu national Y dépend du budget de l’état (G) et la masse monétaire L0. Quand le gouvernement fait une politique budgétaire expansive, il augmente la richesse nationale. Une politique monétaire de relance (L0) de la banque centrale augmente également le PIB. Le multiplicateur 1/ 1-c+(fa/b) est moins puissant que le multiplicateur 1/1-c plus haut. L’explication de Keynes c’est que l’élément fa/b est un « effet en retour par la monnaie » qui est un « effet d’éviction ». VVP
  2. Bonjour, Le ratio Dettes publiques/PIB définit le taux d’endettement d’un pays. Il est défini dans le même esprit que pour un client d’une banque ou pour une entreprise. Pour un client d’une banque, on prend le total de ses remboursements mensuels rapportant sur son salaire mensuel. Ce ratio détermine sa capacité de remboursement. Pour une entreprise on calcule le taux d’endettement par le ratio entre le total des emprunts de l’entreprise et ses fonds propres. Ce taux permet de savoir si l’entreprise est trop endettée ou non et en cas de défaillance, la vente de l’entreprise peut permettre de rembourser se dettes. Cependant pour un pays, ce ratio est calculé sur son PIB, c’est à dire le revenu annuel d’un pays entier qui est composé de la rémunération du travail, du capital et des impôts sur production, alors il est difficile de concevoir intellectuellement que l’état prend le PIB pour rembourser ses dettes. En tout cas, le taux est considéré, avec d’autres indicateurs, comme critère de déterminer la capacité du pays à rembourser ses dettes publiques. Ce taux est utilisé par la Commission Européenne pour contrôler l’état de dettes publiques d’un pays qui ne doit pas dépasser 60% selon le Traité de l’Union Européenne signé à Maastricht en 1992. Il est aussi utilisé par les agences de notation financières et par les prêteurs. Une baisse de ce taux ne veut pas dire que le pays a réduit ses dettes. En effet, il suffit que l’économie croisse plus vite que l’endettement pour faire baisser le taux. Une forte croissance du PIB permet au gouvernement d’encaisser plus d’impôts sur le revenu, plus d’impôts sur la société, plus de TVA alors les recettes vont augmenter et avec une politique budgétaire responsable, le pays peut dégager un solde budgétaire positif avec lequel il peut rembourser une partie de ses dettes publiques. Dans ce cas, le ratio Dettes publiques/PIB a un sens. J’espère que ma réponse te plaît. VVP
  3. Bonjour Guillaume, Pardon! C’est vrai que je n’ai pas parlé de façon explicite de cette technique mais pour moi la finalité tourne toujours autour du pot qui est un juste taux d’intérêt pour soutenir l’économie. Il y a deux choses différentes dans tes questions: 1/ La FED a acheté des titres MBS (mortgate backed security) qui sont des titres adossés à créance hypothécaire dan le but de faire baisser le taux d’intérêt et soutenir le marché immobilier qui était alors complètement en panne. La FED pourrait laisser le marché immobilier faire faillite mais le FED a des missions dont lutter contre le chômage et assurer la stabilité du marché. C’est une procédure exceptionnelle car en ce moment-là, il n’y avait plus de liquidité, prêteurs privés et perte de confiance totale dans le secteur bancaire. 2/ Quand aux rachats des titres auprès des émetteurs comme a fait la FED sur le marché primaire ou la BCE sur la marché secondaire en 2015, il s’agit ici de la technique « assouplissement quantitatif » ou « quantitative easing ». Cette technique est aussi pratiquée par le Japon et le R.U. Le but final est aussi de faire baisser le taux d’intérêt pour permettre à l’Etat d’emprunter sur le marché monétaire avec un taux plus bas. Concernant le risque et la limite de cette pratique, je dirais que ça dépend de la confiance des prêteurs sur le marché. Il est vrai que les prêteurs font souvent confiance aux pays développés que les autres. En cas de crise grave, le prêteurs préfèrent de prêter de l’argent aux pays développés comme la France, même avec un taux négatif, dans l’espoir de sauver leur fortune car ils croient que ces pays vont rembourser les dettes. Quand à la question de savoir si la banque centrale doit intervenir ou laisser le marché se débrouiller tout seul comme un grand, eh bien la réponse dépend de quelle école économique à laquelle on appartient. Si on appartient à l’école classique, on dirait qu’il faut laisser la main invisible régler l’équilibre du marché. Si on est keynésien, on dirait qu’en cas de crise, le marché ne peut rien fait tout seul et l’Etat doit intervenir pour relancer économie. On rappelle quand même que les banques centrales n’existaient pas avant la crise des années trente et seulement suite à cette crise que les états ont décidé de créer cette institution pour réguler le marché. Je ne sais pas si les économistes sont d’accord avec moi mais tu a posé un sujet très intéressant. Bonne continuation, VVP
  4. Bonjour, Cette pratique est fréquente chez les banques centrales. Les banques centrales utilisent les achats et ventes des titres pour réguler la masse monétaire et donc ajuster le taux d’intérêt. Dans une économie, quand le taux d’intérêt est en hausse, les investisseurs et les ménages réduisent la consommation. La production est alors réduite et le chômage augmente. La banque centrale pourrait mettre en place sa politique de relance qui consiste d’injecter de l’argent dans l’économie en achetant des titres. Comme l’offre de monnaie est abondante, le taux d’intérêt va mécaniquement baisser. Quand le taux est trop bas, les crédits sont faciles. La consommation crée alors une demande excessive. Comme l’offre ne peut pas répondre à une trop forte demande, il y a pénurie de la main d’ouvre et de produits. Les prix et les salaires augmentent (inflation). Quand les prix augmentent trop, les entreprises cessent d’investir, il n’y a plus de croissance, le revenu baisse, chômage, etc. Keynes dit que quand le taux descend trop bas à un certain seuil, les agents économiques n’investissent plus et préfèrent la thésaurisation. La banque centrale pourrait faire ici une politique de compression en réduisant la masse monétaire. Pour ce faire, elle vend des titres. Comme la masse monétaire est réduite, le taux d’intérêt va augmenter. Donc un taux d’intérêt trop bas ou trop haut n’est pas bon pour l’économie. En plus avec la mondialisation, les capitaux circulent librement. Une baisse de taux fait sortir les capitaux et une hausse de taux fait venir les capitaux. Le rôle de la banque centrale est de trouver un équilibre. J’espère que cette réponse te convient.
  5. Bonjour, Les réserves obligatoires sont fixées par les banques centrale. Pour la France c'est la BCE qui les fixe pour tous les pays de la zone Euro. On oblige à chaque banque (BNP, SG, CA, etc) de déposer à la banque centrale une somme d'argent correspondant à un pourcentage du total de l'argent déposé par les clients de la banque. Avant la déréglementation (dans les années 80) ce pourcentage est important. Maintenant est presque nul. En 2010, la BCE le fixe à 2%, maintenant ce pourcentage est moindre. La monnaie dans le passé lointain était constitué de n'importe quoi (animaux, coquilles,...) puis on a découvert or et métal, on crée donc la monnaie avec ces métaux. Ensuite on imprime les billets dont la valeur est garantie par l'or déposé à la banque centrale. Depuis les années 70, on a décidé de supprimer cette garantie. Les billets ou les pièces de monnaies ne sont plus garanties par des métaux précieux. Alors en théorie ils ne valent rien. Dans la pratique, les gens font confiance à ces billets parce que ils sont garantis par la banque centrale. A partir de cette confiance, on appelle ces billets ou pièces de monnaie "la monnaie fiduciaire". Maintenant, le nombre de billets circulant sur le marché ne représente qu'une petite partie de la masse monétaire. la grande partie de cette masse est constituée par des écritures comptable. Par exemple, la banque te prête trente mille euros, elle ne te demande pas de venir à la banque pour compter les billets car ces billets n'existent pas. La banque écrit une écriture comptable au crédit de ton compte bancaire. C'est comme ça que la monnaie est créée. ce type de monnaie est appelée monnaie scripturale. J'espère d'avoir apporté une explication acceptable.
  6. Bonjour à tous, Je m'appelle Van. Je suis informaticien retraité. J'ai également fait cinq ans d'études de sciences économiques à Paris Sud (Master). je suis ravi de découvrir ce forum. Van

© Ecossimo - Contact - Conditions générales - Legal

×
×
  • Create New...