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Adrien75

Discussion autour du keynésianisme

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Bonjour tout le monde, Dans le cadre d'un cours nous avons parlé de Keynes et j'aurai aimé connaitre les avis de chacun sur sa façon de penser l'économie. Il y a beaucoup de point de vue que je n'ai pas compris et que j'aimerai approfondir sous forme d'un débat. Donc je m'adresse à ceux qui sont calés sur le Keynesianisme et aux novices comme moi qui veulent en savoir plus. Toutes questions sont les biens venus. Merci.

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>> A lire : Les manuels d'économie manipulés par l'extrême gauche ?

Bonjour,

La pensée de Keynes est assez vaste mais néanmoins extrêmement dynamique (même dans l'économie contemporaine), quels sont les points flous pour vous?

Keynes est surtout connu sa conception du chômage qui pour lui est involontaire contrairement à ce que pensait la l'école néo-classisque (courant dominant avant la publication de la théorie générale de Keynes). Il explique le chômage comme résultant d'un manque de confiance des entreprises dans l'avenir économique.

Pour Keynes lorsque la consommation des ménages n'est pas suffisante pour assurer le niveau de plein-emploi, du fait d'une épargne trop élevée. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes à mesure que le revenu augmente la consommation des ménages augmente également mais moins que l'accroissement du revenu: par exemple le revenu passe de 1200 à 1500 euros par mois (+300 euros), la consommation n'augmentera que de 150 ou 200 euros selon la propension à consommer des ménages qui diminue à mesure que le revenu augmente. Cela est du à l'épargne qui augmente avec le revenu (paradoxe de la pauvreté au sein de l'abondance). C'est ainsi que Keynes stipule que le plein-emploi est plus facilement atteint dans des sociétés "pauvres" car dans ce type de société le revenu est quasiment entièrement consommé. Alors que dans les sociétés "riches" l'épargne constitue une fuite qui ne permet pas d'obtenir le plein-emploi.

Dans ce cas Keynes pensent que c'est aux entreprises qu'il advient de compenser ce manque de consommation par plus d'investissement (la consommation et l'investissement constituant la demande globale). Pour cela les entreprises doivent être incitées à investir et cela s'effectue de 2 manières:

Elles doivent avoir confiance en l'avenir et pour cela la demande effective (ou demande anticipée) doit être élevée, c'est-à-dire la demande qu'anticipent les entreprises. Et l'efficacité marginale du capital (taux de profit de l'investissement) doit être supérieur au taux d'intérêt de l'emprunt afin que l'investissement soit davantage rentable par rapport à la rémunération issue d'un placement. Ainsi pour que l'investissement soit attractif pour les entreprises Keynes préconisent une politique monétaire expansive liée à une baisse des taux d'intérêt du fait de l'augmentation de l'offre de monnaie par rapport à la demande de monnaie. Même si pour Keynes la monnaie peut être demandée pour elle même en raison de 3 motifs: transaction, précaution et spéculation, ce qui constitue ce qu'il nomme la préférence pour la liquidité, cette demande doit être inférieur à l'offre grâce à la politique monétaire expansive. Ainsi l'investissement des entreprises entrainera un effet multiplicateur énoncé pour la première fois par Khan en 1931: + investissement = + production = + emplois = + Revenus = + consommation = + production.

Ainsi l'investissement des entreprises doit redonner une impulsion à la production afin que le plein-emploi soit atteint. De plus la baisse des taux d'intérêt n'est pas préjudiciable à l'épargne puisque pour Keynes l'épargne dépend du revenu qui dépend lui-même de l'emploi.

Quand à la relance par le déficit public Keynes ne le cite qu'une fois dans sa Théorie générale, ainsi de nombreux économistes ou hommes politiques ont été plus keynésiens que Keynes...

Bonjour,

La pensée de Keynes est assez vaste mais néanmoins extrêmement dynamique (même dans l'économie contemporaine), quels sont les points flous pour vous?

Keynes est surtout connu sa conception du chômage qui pour lui est involontaire contrairement à ce que pensait la l'école néo-classisque (courant dominant avant la publication de la théorie générale de Keynes). Il explique le chômage comme résultant d'un manque de confiance des entreprises dans l'avenir économique.

Pour Keynes lorsque la consommation des ménages n'est pas suffisante pour assurer le niveau de plein-emploi, du fait d'une épargne trop élevée. Selon la loi psychologique fondamentale de Keynes à mesure que le revenu augmente la consommation des ménages augmente également mais moins que l'accroissement du revenu: par exemple le revenu passe de 1200 à 1500 euros par mois (+300 euros), la consommation n'augmentera que de 150 ou 200 euros selon la propension à consommer des ménages qui diminue à mesure que le revenu augmente. Cela est du à l'épargne qui augmente avec le revenu (paradoxe de la pauvreté au sein de l'abondance). C'est ainsi que Keynes stipule que le plein-emploi est plus facilement atteint dans des sociétés "pauvres" car dans ce type de société le revenu est quasiment entièrement consommé. Alors que dans les sociétés "riches" l'épargne constitue une fuite qui ne permet pas d'obtenir le plein-emploi.

Dans ce cas Keynes pensent que c'est aux entreprises qu'il advient de compenser ce manque de consommation par plus d'investissement (la consommation et l'investissement constituant la demande globale). Pour cela les entreprises doivent être incitées à investir et cela s'effectue de 2 manières:

Elles doivent avoir confiance en l'avenir et pour cela la demande effective (ou demande anticipée) doit être élevée, c'est-à-dire la demande qu'anticipent les entreprises. Et l'efficacité marginale du capital (taux de profit de l'investissement) doit être supérieur au taux d'intérêt de l'emprunt afin que l'investissement soit davantage rentable par rapport à la rémunération issue d'un placement. Ainsi pour que l'investissement soit attractif pour les entreprises Keynes préconisent une politique monétaire expansive liée à une baisse des taux d'intérêt du fait de l'augmentation de l'offre de monnaie par rapport à la demande de monnaie. Même si pour Keynes la monnaie peut être demandée pour elle même en raison de 3 motifs: transaction, précaution et spéculation, ce qui constitue ce qu'il nomme la préférence pour la liquidité, cette demande doit être inférieur à l'offre grâce à la politique monétaire expansive. Ainsi l'investissement des entreprises entrainera un effet multiplicateur énoncé pour la première fois par Khan en 1931: + investissement = + production = + emplois = + Revenus = + consommation = + production.

Ainsi l'investissement des entreprises doit redonner une impulsion à la production afin que le plein-emploi soit atteint. De plus la baisse des taux d'intérêt n'est pas préjudiciable à l'épargne puisque pour Keynes l'épargne dépend du revenu qui dépend lui-même de l'emploi.

Quand à la relance par le déficit public Keynes ne le cite qu'une fois dans sa Théorie générale, ainsi de nombreux économistes ou hommes politiques ont été plus keynésiens que Keynes...

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Une politique de relance désigne un ensemble de mesures qui ont pour but de relancer l’économie d’un pays ou d’une zone monétaire lors des périodes de faible croissance ou de récession. C’est une application de la théorie keynésienne qui permet d’agir sur la demande (soutenir la demande globale) pour diminuer le chômage et rassurer les ménages. Selon la théorie keynésienne, la situation de plein emploi en économie de marché n'est pas automatique. C'est une possibilité, plutôt exceptionnelle. Le marché n'atteint pas forcément cette situation. Il faut donc, en quelque sorte, aider le marché. C'est la dépense publique qui peut aider le marché. Cette politique  est réputée avoir permis à l'économie de sortir de la crise de 1929, et aussi d'avoir permis la croissance de l'après seconde guerre mondiale. Lire la suite 

 

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La question de la relance est au coeur des programmes des campagnes présidentielle et législatives.  Relance ou rigueur ?  Relance par l'offre ou par la demande ou un mixte ?

Mais avant de répondre encore faut-il s'entendre sur la mesure de l'économie à un moment ou la croissance et la décroissance divisent les spécialistes, sinon comment mesurer la relance ?

Cette question et celle du type d'économie à privilégier  entre l'économie de combat (concurrence, compétitivité - quantitative) type Monopoly, et l'économie de solidarité (efficacité  et synergie - qualitative) est en amont de toute les autres.

Pour progresser dans cette réflexion, il existe  un ouvrage déconcertant qui pose de façon  claire les questions fondamentales. Il dénonce des idées fausses et dogmes douteux, et remets en cause la pensée orthodoxe, ce qui constitue un excellent exercice  pour tester  son véritable  libre arbitre.

Il est consultable sur la bibliothèque Kindle d'Amazon

"L'escroquerie du capitalisme néo-libéral"  de christian Wandebrouck

L'auteur semble gain cause à Keynes plutôt qu'à Milton Friedmann et ses émules ultra libéraux.

Bonne lecture !

 

 

La question de la relance est au coeur des programmes des campagnes présidentielle et législatives.  Relance ou rigueur ?  Relance par l'offre ou par la demande ou un mixte ?

Mais avant de répondre encore faut-il s'entendre sur la mesure de l'économie à un moment ou la croissance et la décroissance divisent les spécialistes, sinon comment mesurer la relance ?

Cette question et celle du type d'économie à privilégier  entre l'économie de combat (concurrence, compétitivité - quantitative) type Monopoly, et l'économie de solidarité (efficacité  et synergie - qualitative) est en amont de toute les autres.

Pour progresser dans cette réflexion, il existe  un ouvrage déconcertant qui pose de façon  claire les questions fondamentales. Il dénonce des idées fausses et dogmes douteux, et remets en cause la pensée orthodoxe, ce qui constitue un excellent exercice  pour tester  son véritable  libre arbitre.

Il est consultable sur la bibliothèque Kindle d'Amazon

"L'escroquerie du capitalisme néo-libéral"  de christian Wandebrouck

L'auteur semble gain cause à Keynes plutôt qu'à Milton Friedmann et ses émules ultra libéraux.

Bonne lecture !

 

 

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